« J’appelle au bled tous les deux jours. Je ne leur dis pas que je suis dans la merde, ça les rendrait tristes. Je regrette d’être venu ici, d’avoir connu ce monde. Il est douloureux. Mais il est mieux. Il y a tout pour avoir une vie normale. Là-bas, c’est la misère. On ne se sent pas libre. Quand tu marches avec une fille, les gens te regardent. Si je retourne là-bas, les gens vont dire : Il n’a pas réussi, c’est un fainéant, il était au pays du travail et de la liberté. Si je suis arrêté ? Non je ne dirai pas d’où je viens. Je ne retournerai pas là-bas, jamais. Jamais. »
Libération, Mardi 24 octobre 2006
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