Rencontre de la famille T*** ; quatre enfants (15 ans, 10 ans, 7 ans, 5 ans), la mère est enceinte du cinquième. Ils vivent à six dans 23,5 m². Un lit dans l’unique pièce, deux matelas posés le long du mur du coin cuisine, la télévision allumée en permanence. Le grand garçon est là lorsque nous arrivons ; un examen de science dans une demi-heure.
Monsieur T*** – Ce n’est pas facile pour lui, pour étudier ses cours ; la télé est allumée toute la journée, sa maman qui fait à manger et les petites qui chahutent tout le temps. Ce n’est pas facile, vraiment.
Le père est arrivé de la Guinée équatoriale en 2000, clandestinement, puis des demandes d’asile politique, une autorisation de séjour en 2003 – 6 mois, puis une carte de résidence d’un an. En 2005, il fait jouer le regroupement familial, sa femme et ses quatre enfants dans son rez-de-chaussée de 23 m².
Il nous montre ses papiers – qu’il tire d’une pochette bleue rangée sous le lit ; les états des lieux de sont appartement, les différents comptes rendu de sa situation faits par les travailleurs sociaux, ses papiers d’identité, ceux de ses enfants : 6 ans de précarité résumés en 30 pages.
On sent une profonde solitude en sa présence, un réel abattement.
Moi – Vous ne regrettez pas votre pays, vous n’avez jamais l’envie du retour ?
Monsieur T*** – Non jamais, je veux rester ici, c’est ici maintenant.
Monsieur T*** – Ce n’est pas facile pour lui, pour étudier ses cours ; la télé est allumée toute la journée, sa maman qui fait à manger et les petites qui chahutent tout le temps. Ce n’est pas facile, vraiment.
Le père est arrivé de la Guinée équatoriale en 2000, clandestinement, puis des demandes d’asile politique, une autorisation de séjour en 2003 – 6 mois, puis une carte de résidence d’un an. En 2005, il fait jouer le regroupement familial, sa femme et ses quatre enfants dans son rez-de-chaussée de 23 m².
Il nous montre ses papiers – qu’il tire d’une pochette bleue rangée sous le lit ; les états des lieux de sont appartement, les différents comptes rendu de sa situation faits par les travailleurs sociaux, ses papiers d’identité, ceux de ses enfants : 6 ans de précarité résumés en 30 pages.
On sent une profonde solitude en sa présence, un réel abattement.
Moi – Vous ne regrettez pas votre pays, vous n’avez jamais l’envie du retour ?
Monsieur T*** – Non jamais, je veux rester ici, c’est ici maintenant.
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